Soirée GLF x Comoedia x Université Lyon 3

Soirée de clôture de résidence au Comoedia – Lundi 13 mai – 18h30

Pour la clôture de sa résidence d’artiste, Marie AUGER nous ouvre les portes de son univers artistique fait de matière et de récits, de fils et de mémoire…

Exposition et projections organisées par l’Université Lyon 3 en partenariat avec le cinéma Comoedia et le Gypsy Lyon Festival.

De 1940 à 1946 plus de 6500 nomades furent enfermés arbitrairement en famille dans 31 camps d’internement français érigés par Vichy à la demande de l’occupant nazi. Aujourd’hui, les noms de ces camps sont synonymes pour les nomades de traumatismes non reconnus.

Les installations plastiques et le documentaire réalisés dans le cadre de sa résidence interrogent ce blanc de l’histoire dans la mémoire collective. Ils questionnent les préjugés et la place pour chacun sur un sol partagé.

VERNISSAGE de l’exposition | 18h30
CONCERT par le duo Sébastien FÉLIX | 20h
PROJECTION du film Pour rien de Marie AUGER | 21h


Pour rien

En janvier 2018 je me suis rendue dans la région de Saumur. Sur la route qui me ramenait à Nantes, un panneau indiquait « Montreuil Bellay ». Ce nom ne m’était pas inconnu. Une rapide recherche m’indiqua que cette petite ville touristique réputée pour son château et son vin l’était aussi pour son camp : le plus grand camp d’internement français pour nomades de la seconde guerre mondiale. Etrangement dans la ville, rien ne signalait la présence du camp. Aucune signalisation. RIEN. L’impossibilité à trouver son emplacement me conduisit dans une boulangerie où l’on m’orienta sur la route de Loudun à 2 kilomètres du centre ville.

Une errance commençait. Elle allait me conduire en des lieux douloureux injustement désinvestis par la Mémoire. Elle m’amènerait aussi à rencontrer Violette, Raymond, Liliane, Manuella, Pépette, Angelo, Lana, Diego, Teddy, Coco, Yoann, et d’autres encore…


MARIE AUGER, artiste plasticienne en résidence à Lyon 3

Depuis plusieurs années Marie Auger collecte la parole auprès de personnes qui souhaitent témoigner de leur histoire.

Au fil du temps, cette transmission de parole s’est resserrée autour de la seconde guerre mondiale : femmes tondues à la Libération, enfants cachés, déportés des camps d’extermination…